Démarche

La pratique philosophique permet de dialoguer, non pas comme on peut le faire au quotidien, mais d’une manière particulière. Il s’agit d’un dialogue où l’on se rend attentif à l’interlocuteur, à ses idées, ses raisonnements. C’est une discussion qui se pose, qui est tranquille et donne le temps à la pensée de se dérouler.

Le dialogue est une forme de jeu de pensée, avec ses règles, qui sont plus ou moins arbitraires, mais avec lesquelles il est possible de jouer. C’est ce qui permet que quelque chose se passe, on joue le jeu et on peut y donner sens. C’est une prise de risque, un défi, lorsqu’il est relevé, qui procure de la joie et une dynamique. On y découvre ses limites et ses forces.  Il y aussi de la confrontation à autrui et à soi-même, avec les frustrations que cela peut comporter. Il en découle une efficacité, une performance.

Une pratique régulière permet au sujet d’entraîner des compétences et d’avoir une pensée claire. Il s’agit de rendre une vision du monde objective et consciente, dans laquelle la subjectivité trouve sa place naturellement. On se rend alors compte que ce qui nous paraît acquis nécessite un exercice régulier comme un sport pour les muscles ou des mots croisés pour l’esprit. Une compétence peut avoir une utilité pour elle-même, telle que l’argumentation, mais elle participe aussi d’un esprit mieux structuré et à mieux comprendre comment on pense.

Le travail de la pratique philosophique est constitué d’exercices qui se concentrent sur certaines compétences : l’argumentation, la conceptualisation, la problématisation, le questionnement et l’esprit critique, pour les plus importantes au niveau cognitif ; se poser, être attentif et flexible au niveau psychologique. En une dizaine de séances, on peut voir l’effet de ce travail sur le fonctionnement général du sujet : il se connaît mieux, il est moins émotionnel, il fait des choix conscients, il a des relations authentiques avec les autres. 

 

 

 

 

 

 

 

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